Saint Pierre-Julien Eymard

Sa jeunesse (1811-1834)

Pierre-Julien Eymard est né le 4 février 1811 à La Mure (Isère) dans une modeste famille d'artisans, profondément chrétienne. Très tôt, il manifeste une piété vive envers le saint Sacrement et exprime son désir d'être prêtre, lors de sa première communion le 16 mars 1823. Mais son père s'oppose à son projet. Toutefois, il rencontre l'abbé Desmoulins qui obtient de monsieur Eymard l'autorisation de l'emmener avec lui à Grenoble pour le faire étudier gratuitement.

Prêtre du diocèse de Grenoble (1834-1839)

Monsieur Eymard meurt le 3 mars 1831, à l'âge de 65 ans. Pierre-Julien entre alors au grand séminaire de Grenoble et suit sa vocation. Il est ordonné prêtre à l'âge de 23 ans, le 20 juillet 1834. On lui confie le ministère de vicaire puis de curé dans le diocèse. Mais, secrètement, il souhaite devenir religieux.

Prêtre mariste (1839-1856)

Le 20 août 1839, il entre au noviciat des Pères maristes. Après son noviciat, il est nommé successivement directeur spirituel du collège de Belley (Ain), puis Provincial de France et Directeur du Tiers-Ordre de Marie. Avec une foi inébranlable et une grande énergie, il est un remarquable organisateur d'associations laïques, un éducateur dévoué, un prédicateur recherché.

En 1851, après une révélation survenue au sanctuaire de la il lui vient à l'idée de fonder un Tiers-Ordre masculin dévoué à l'adoration réparatrice ; projet qui, dans les années suivantes, deviendra celui de créer une congrégation religieuse entièrement consacrée au culte et à l'apostolat de l'Eucharistie.

La Congrégation du Saint-Sacrement (1856-1868)

Après de nombreuses et difficiles péripéties, dues à des conflits de personnalités et des problèmes financiers, le Père Eymard réussit à ouvrir sa première communauté rue d'Enfer, à Paris. Fondée en 1856, sa congrégation a été définitivement approuvée le 3 juin 1863, par Pie IX.

Le Père Eymard accepte son élection à vie comme Supérieur général des Prêtres du Saint-Sacrement, alors qu'il espérait redevenir simple religieux.

Le 21 juillet 1868 au soir, le Père Eymard usé, amaigri, incapable de prendre la moindre nourriture, arrive à La Mure, sur ordre formel du médecin, pour se reposer. Il meurt le 2 août suivant, épuisé de fatigue, succombant à une hémorragie vasculaire cérébrale à l'âge de 57 ans.